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Photo de couverture : Le P. Vincent Tsu (†1994) et l'auteur en 1991 à Shanghaï.

 

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© Emmanuel Hanquet.

 

Toute reproduction d'un extrait quelconque de ce livre, par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie ou micro-film, est strictement interdite sans autorisation préalable de l'auteur.

 

Imprimé en Belgique.

REMERCIEMENTS

C'est animé d'une gratitude intense que j'adresse ici mes remerciements émus à tous ceux qui m'ont aidé dans l'édition de ces souvenirs, en m'encourageant à écrire, en retrouvant pour moi photos et documents, en corrigeant mes textes.

Je remercie plus particulièrement

Christiane Moens de Fernig, accueillante amie chez qui j'ai rédigé mes premiers textes, Rose-Michèle Rouffart, secrétaire du Lycée Molière, qui pendant deux ans, a relu et amélioré beaucoup de ces chapitres destinés à la publication dans Infor-Molière,

Françoise Petit et ma sœur, Monique Bonaert, qui ont bien voulu corriger les épreuves de ce livre, Raphaël Bonaert, mon neveu, dont les connaissances en édition ont permis de rencontrer la date butoir de mes 8o ans.

Je souhaite à tous mes proches, membres de ma famille et amis de longue date, de trouver dans ces pages quelques matières à réflexion et à croissance.

Emmanuel Hanquet

 

Ce livre est vendu au profit de l'Hôpital de Hungtung, dans la province du Shansi en Chine populaire, au prix de 69o BEF, à verser au compte

000-0143717-60, de E. Hanquet,

rue des Buissons 1/201

B-1348 Louvain-la-Neuve.  Belgique.


 

PRÉLIMINAIRE.

 UN BREF SURVOL DE L'HISTOIRE DE CHINE,  DE 1911 À 1945

 

 

 

 

 

 

Dynasties chinoises... Impératrice Tse-Xi, Le dernier empereur- dont le film a été projeté il y a peu sur nos écrans - ont ravivé la curiosité et l'intérêt pour cet immense pays d'un milliard cent millions d'habitants.

Comment y voir clair ?

Tâchons de résumer la situation telle qu'elle se présente lorsque j'arrive à Pékin en janvier 1939.

L'empire chinois s'est écroulé en 1911. Le dernier empereur est encore un enfant. Il deviendra empereur fantoche dans les provinces du Nord-Est de la Chine, appelée par les Japonais le Mandchukuo (Mandchourie) lorsque ces derniers s'en emparent en 1931.

Dans une république proclamée en 1911 et qui se cherche, apparaît un penseur, dont beaucoup se réclameront. Il sera appelé le Père de la République : c'est Sun Yat-Sen. Son beau-frère, Tchang Kai-Shek, s'efforcera pendant quinze ans de former des troupes et des cadres pour unifier le pays en proie aux luttes intestines dans beaucoup de provinces. Les chefs locaux, surnommés les seigneurs de la guerre, seront progressivement ralliés au gouvernement national, mais non sans peine.

Dans la province du Kiangsi, au centre de la Chine, les communistes chinois, dès 1926, établissent leur autorité sur quinze bases rurales du Chingkangchan. Ils officialisent leur occupation en novembre 1931.

Le gouvernement national les forcera à abandonner ces bases et commencera alors pour eux ce qui fut appelé la longue marche, en octobre 1934.

Partis près de cent mille, emmenant avec eux femmes et enfants, ils ne seront plus que trente mille en janvier 1935 à Tsounyi, où Mao tentera de regrouper ses forces avant de pénétrer au Sse-Chuen. Mais il leur faudra encore traverser des dizaines de chaînes de montagnes, perdre quantité de vies humaines dans des marais impraticables et, lorsqu'ils atteindront le Shensi et leur future base de Yenan, ils ne seront plus que dix mille environ, tous amaigris et dépenaillés. Parmi eux, les principaux chefs du régime communiste : Mao Tse-Tung, Chu-Teh, Chou En-Lai et Lin-Piao.

Dans le sud du Shensi, à Sian, Tchang Kai-Shek est convié par un de ses généraux, Chang Hsueh-Liang, en vue de sceller l'union sacrée de résistance aux Japonais. En réalité, il est victime d'un complot des Rouges qui visent à obtenir le droit de posséder leur propre armée. Nous sommes en décembre 1936. Tchang est fait prisonnier pendant deux longues semaines. Il doit céder. Les Rouges en profiteront pour renforcer leur autorité sur les provinces du Nord-Ouest de la Chine, grâce à leur 8ème Armée, nouvellement formée.

Le 7 juillet 1937, un combat mineur entre soldats chinois et japonais au sud de Pékin va dégénérer en une guerre meurtrière qui durera huit ans.

À la fin du conflit, les Japonais comptaient encore quatre millions et demi de soldats et deux mille sept cents avions, tandis que le gouvernement chinois ne possédait plus qu'un million sept cent mille hommes et six cents avions.

Toutefois les Japonais, qui avaient occupé toute la Chine des plaines et détenaient tout un réseau de communications dans certaines régions intérieures, furent contraints de capituler le 15 août 1945 après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagazaki.

Pour Tchang Kai-Shek et ses troupes, il s'agissait maintenant d'une lutte de vitesse afin d'occuper Pékin et le Nord de la Chine avant les troupes communistes.

Je serai témoin de cette situation extraordinaire et paradoxale : voir les soldats japonais - après leur capitulation et sous les ordres des Alliés - continuer à surveiller les chemins de fer dans le Nord de la Chine et ce, jusqu'au mois de mai 1946: il fallait empêcher les Rouges de s'en emparer...

 
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